Scène
Acte III, scène 8
Par Edmond Rostand
Un capucin traverse la rue, lanterne à la main, en cherchant la maison d’une certaine Magdeleine Robin. Les deux hommes, occupés ailleurs et pressés qu’il s’éloigne, l’envoient tout droit devant lui. Le religieux les remercie en promettant de dire son chapelet à leur intention, et sort. Cyrano lui souhaite bonne chance avant de redescendre vers Christian.
Rien d’autre ne s’y joue qu’un déplacement de pion : la lettre que porte ce visiteur reviendra plus tard. L’intérêt est un contretemps comique au milieu d’une nuit d’amour, et l’écart de ton entre l’onction du capucin et l’impatience des deux autres. Le passage ne supporte pas d’être étiré : il vaut par sa brièveté et par la fausse politesse des congés.
8 répliques, quelques vers à peine. C’est une scène de liaison, à mémoriser en une passe, dont l’enjeu est le placement plutôt que le texte. Elle sert surtout dans un travail intégral de l’acte ; isolée, elle ne fournit pas de matière suffisante pour une audition.
Chapitre : Acte III
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Quel est ce jeu renouvelé de Diogène ?
Je cherche la maison de madame…
Je cherche la maison de madame…Il nous gêne !
Magdeleine Robin…
Magdeleine Robin…Que veut-il ?
Magdeleine Robin…Que veut-il ?Par ici ! Tout droit, toujours tout droit…
Tout droit, toujours tout droit…Je vais pour vous Dire mon chapelet jusqu’au grain majuscule. ((Il sort.))
Bonne chance ! Mes vœux suivent votre cuculle ! ((Il redescend vers Christian.))