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Choisis une scène, sélectionne ton personnage, puis lance le mode apprentissage.
Par Jean Racine
Tragédie en cinq actes et en vers, créée en 1667. Après la chute de Troie, Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui reste fidèle à Hector, son mari mort. Chacun tient l'autre par la vie d'un enfant ou par une promesse de mariage, et la chaîne se referme : Pyrrhus est assassiné, Hermione se tue, Oreste devient fou. C'est la pièce de la passion qui raisonne et se trompe. Le monologue d'Hermione à l'acte V (« Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? ») est un texte d'audition majeur pour les comédiennes : quarante vers de revirements successifs, où l'enjeu est de rendre lisible chaque changement d'avis sans jouer la folie trop tôt. Les rôles d'Andromaque, d'Hermione et de Pyrrhus sont tous les trois de premier plan.
28 scènes
Par Jean Racine
Tragédie en cinq actes et en vers, créée en 1670. Titus vient d'être fait empereur et aime Bérénice, reine de Palestine ; Rome n'accepte pas qu'un empereur épouse une reine étrangère. Il n'y a ni mort, ni poison, ni complot : trois personnages se parlent pendant cinq actes et se séparent. Racine revendiquait d'avoir fait une tragédie « de rien ». C'est le texte le plus tenu du répertoire pour qui veut travailler la tenue d'une émotion sur la durée, sans action pour la relancer. « Dans l'Orient désert quel devint mon ennui », la longue tirade d'Antiochus au premier acte, est un monologue d'audition très demandé, réputé difficile : rien n'y arrive, tout y est dans la conduite du vers.
23 scènes
Par Jean Racine
Tragédie en cinq actes et en vers, créée en 1669. Néron règne depuis trois ans sans avoir encore commis de crime. Il enlève Junie, fiancée de son demi-frère Britannicus, moins par amour que pour éprouver son propre pouvoir, et se libère de la tutelle de sa mère Agrippine. À la fin de la pièce, Britannicus est empoisonné : le « monstre naissant » a fait son premier pas. Racine y écrit ses plus longues scènes d'affrontement politique — Agrippine face à Néron, Burrhus face à Narcisse — plutôt que des monologues détachables. C'est donc une pièce à travailler à deux : les scènes de duel verbal y sont longues, tenues, et laissent peu de place au silence. Un bon terrain pour apprendre à répondre du tac au tac en alexandrins.
30 scènes
Par Edmond Rostand
Comédie héroïque en cinq actes et en vers, créée en 1897. Cyrano de Bergerac a l'esprit le plus vif de Paris et un nez qui l'empêche de croire qu'on puisse l'aimer. Il aime Roxane, sa cousine ; Roxane aime Christian, un cadet qui ne sait pas parler. Cyrano prête ses mots à son rival, sous le balcon puis dans les lettres du siège d'Arras, et se tait pendant quinze ans. C'est la pièce la plus jouée du répertoire français en audition, et la plus demandée ici. Les vers de Rostand sont des alexandrins de théâtre, faits pour être dits vite et fort : la tirade du nez enchaîne vingt variations sur une même insulte, les « non, merci ! » tiennent sur un crescendo d'une seule respiration. Elles récompensent le travail de mémoire plus que la plupart des textes classiques, parce que la rime y sert d'appui.
48 scènes
Par Victor Hugo
Drame en cinq actes et en vers, créé en 1830. Trois hommes aiment doña Sol : Hernani, un proscrit ; don Carlos, roi d'Espagne et futur empereur ; et don Ruy Gomez, son vieux tuteur, à qui elle est promise. Hernani doit la vie à don Ruy Gomez et lui engage la sienne en échange, au son d'un cor qu'il faudra bien entendre sonner. La première a donné lieu à la bataille d'Hernani, la nuit où le drame romantique a chassé la tragédie classique de la scène française. Les vers de Hugo y sont volontairement cassés, rejetés d'un vers sur l'autre, coupés en pleine phrase : c'est un excellent terrain pour apprendre à dire l'alexandrin sans le scander, en suivant la phrase plutôt que le mètre.
26 scènes
Par Pierre Corneille
Tragédie en cinq actes et en vers, créée en 1640. Rome et Albe sont en guerre et décident de s'en remettre à un combat de trois contre trois : les Horaces romains contre les Curiaces albains. Or les deux familles sont alliées par mariage. Horace tue les Curiaces, dont le fiancé de sa sœur Camille ; Camille maudit Rome devant lui, et il la tue. La scène de la malédiction de Camille (acte IV, scène 5) est l'un des textes les plus travaillés en cours et en classe, parce qu'elle demande de tenir une imprécation entière sans jamais retomber. C'est aussi une pièce très demandée en analyse au lycée : la structure des actes y est d'une régularité rare, ce qui en fait un bon terrain pour apprendre à repérer la progression d'une tragédie classique.
27 scènes
Par Molière
Comédie en cinq actes et en prose, créée en 1668. Harpagon aime son argent plus que ses enfants : il veut marier sa fille sans dot à un vieillard et épouser lui-même la jeune fille que son fils aime. On lui vole sa cassette, et il perd la raison le temps d'un monologue resté célèbre. La pièce est en prose, ce qui la rend plus abordable que les comédies en vers de Molière, et le rôle-titre est l'un des grands rôles comiques du répertoire. Le catalogue n'en propose pour l'instant que deux scènes : d'autres suivront.
2 scènes
Par Molière
Comédie en cinq actes et en vers, créée en 1662. Arnolphe a fait élever Agnès dans l'ignorance depuis l'enfance pour être sûr qu'elle lui reste fidèle une fois épousée. Agnès rencontre Horace, tombe amoureuse, et raconte tout à Arnolphe sans comprendre qu'elle le désespère. Plus il resserre sa surveillance, plus il précipite ce qu'il redoute. La pièce a fait scandale à sa création et lancé la Querelle de L'École des femmes. Pour le travail de plateau, c'est l'un des meilleurs terrains sur le décalage : Agnès dit des choses terribles avec une candeur totale, et tout l'effet repose sur ce que le personnage ne sait pas de ce qu'il dit. Les monologues d'Arnolphe sont, eux, des textes d'audition solides pour comédien confirmé.
9 scènes
Par Molière
Comédie-ballet en cinq actes et en prose, créée en 1670. Monsieur Jourdain, bourgeois enrichi dans le drap, veut devenir gentilhomme. Il paie des maîtres de musique, de danse, d'armes et de philosophie, se fait plumer par un comte qui se moque de lui, et découvre avec ravissement qu'il parle en prose depuis quarante ans sans le savoir. La leçon de prose est l'une des scènes comiques les plus connues de la langue française, et l'une des plus jouées en cours : elle est courte, en prose, entièrement fondée sur le décalage entre l'enthousiasme du personnage et la banalité de ce qu'il découvre. Le catalogue n'en propose pour l'instant que cette scène.
1 scène
Par Pierre Corneille
Tragi-comédie en cinq actes et en vers, créée en 1637. Rodrigue aime Chimène et en est aimé. Le père de Chimène gifle le père de Rodrigue ; Rodrigue tue le père de Chimène en duel pour laver l'honneur du sien. Chimène doit alors réclamer au roi la tête de l'homme qu'elle aime, sans cesser de l'aimer. La pièce a déclenché la Querelle du Cid, qui a fixé pour un siècle les règles de la tragédie française. On y vient pour trois morceaux : les imprécations de Don Diègue (« Ô rage ! ô désespoir ! »), les stances de Rodrigue, et le récit du combat contre les Mores (« Nous partîmes cinq cents »). Ce sont des monologues d'audition classiques, courts, en alexandrins réguliers, où tout se joue sur la conduite du souffle et la montée de la colère.
12 scènes
Par Marivaux
Comédie en trois actes et en prose, créée en 1730. Silvia doit rencontrer Dorante, qu'on lui destine ; elle échange sa place avec sa servante Lisette pour l'observer sans être vue. Dorante a eu exactement la même idée avec son valet Arlequin. Les deux maîtres déguisés en domestiques tombent amoureux l'un de l'autre et s'en désespèrent, croyant aimer au-dessous de leur condition. C'est la pièce de Marivaux la plus jouée, et l'une des plus utiles à travailler à deux : la langue est en prose, précise, pleine de demi-aveux et de phrases qui se reprennent en cours de route. Le marivaudage n'est pas un ornement, c'est le sujet — les personnages se battent avec les mots pour ne pas dire ce qu'ils ressentent.
32 scènes
Par Molière
Comédie-ballet en trois actes et en prose, créée en 1673. Argan se croit malade et vit entouré de médecins et de lavements. Il veut marier sa fille Angélique à un médecin pour avoir un soignant dans la famille ; Toinette, sa servante, déjoue le projet en se déguisant elle-même en médecin et en lui prescrivant de se couper un bras. Molière est mort à la quatrième représentation, en jouant Argan. C'est la comédie de Molière la plus complète du catalogue, avec une trentaine de scènes en prose. La consultation de Toinette déguisée (« Le poumon ! ») et les scènes entre Argan et Toinette sont des classiques du travail à deux : rythme rapide, répliques courtes, effets de répétition qui rendent la mémorisation rapide et gratifiante.
36 scènes
Par Beaumarchais
Comédie en cinq actes et en prose, créée en 1784 après six ans d'interdiction. Figaro doit épouser Suzanne ; le comte Almaviva, qui a aboli le droit du seigneur sur ses terres, entend s'en resservir pour l'occasion. Toute la pièce est la journée pendant laquelle un valet déjoue son maître, avec l'aide de la comtesse et de Suzanne. Le monologue de Figaro à l'acte V est le plus long du théâtre français et l'un des textes d'audition les plus demandés : un homme seul, la nuit, qui fait le compte de sa vie et de ce qu'il doit à sa naissance. C'est de la prose, mais très rythmée, et le morceau se travaille par blocs. Le catalogue n'en propose pour l'instant que ce monologue.
1 scène
Par Molière
Comédie en trois actes et en prose, créée en 1666. Sganarelle bat sa femme ; sa femme se venge en le faisant passer pour un médecin qui n'avoue son art que sous les coups. On le roue de bâton, il finit par se dire médecin, et se découvre un talent pour le charlatanisme. Il soigne une jeune fille devenue muette pour ne pas épouser celui qu'on lui destine. Une farce courte, entièrement en prose, très demandée au collège. Les scènes tiennent en quelques répliques et se prêtent au travail à deux : la mécanique du dialogue y fait presque tout le travail, ce qui laisse de la place pour chercher le jeu plutôt que pour lutter contre le texte. Un bon point d'entrée dans Molière.
17 scènes
Par Molière
Comédie en cinq actes et en vers, créée en 1666. Alceste exige la sincérité absolue et déteste le monde ; il aime Célimène, une jeune veuve qui vit de la conversation et de la médisance des salons. Il exige qu'elle choisisse entre lui et la société ; elle refuse, il part. La pièce est une comédie qui ne fait presque pas rire. C'est le sommet du dialogue en alexandrins : les scènes du sonnet d'Oronte et de la dispute avec Philinte sont des morceaux de bravoure pour deux comédiens. Le rôle d'Alceste est l'un des plus lourds du répertoire en volume de texte, et celui de Célimène l'un des plus recherchés pour la vivacité de ses répliques.
8 scènes
Par Alfred de Musset
Comédie en deux actes et en prose, publiée en 1833. Cœlio aime Marianne, mariée au vieux juge Claudio, et n'ose pas le lui dire. Il envoie son ami Octave plaider sa cause ; Marianne s'éprend d'Octave, qui refuse de trahir son ami. Le malentendu se termine par la mort de Cœlio dans un guet-apens destiné à Octave. Le couple Octave / Cœlio est l'un des grands duos masculins du théâtre romantique : deux façons opposées d'aimer, deux rythmes de parole. Le catalogue n'en propose pour l'instant que deux scènes.
2 scènes
Par Molière
Comédie en trois actes et en prose, créée en 1671. Deux pères rentrent de voyage et découvrent que leurs fils se sont mariés en leur absence, l'un avec une inconnue, l'autre avec une bohémienne. Scapin, valet de l'un d'eux, se fait fort de tirer l'argent des vieux : il invente un frère spadassin, une galère turque, un enlèvement, et finit par enfermer Géronte dans un sac pour le bâtonner à loisir. C'est la comédie de tréteaux la plus jouée en cours de théâtre, à tout âge. Les scènes y sont courtes, en prose, et reposent sur des mécaniques de répétition que la mémoire retient vite : « Que diable allait-il faire dans cette galère ? » revient huit fois dans la même scène. C'est souvent le premier texte comique qu'on fait apprendre à un débutant, et un classique du programme de sixième.
25 scènes
Par Alfred de Musset
Drame en cinq actes et en prose, publié en 1834. À Florence, Lorenzo de Médicis s'est fait le complice et le rabatteur de son cousin le duc Alexandre, tyran débauché, avec un seul projet : l'approcher assez près pour l'assassiner. Le rôle qu'il a joué pour y parvenir l'a corrompu pour de bon, et le meurtre ne change rien à l'ordre de la ville. C'est la pièce la plus vaste du théâtre romantique français — trente-neuf scènes, une cinquantaine de personnages — et le rôle de Lorenzo est l'un des plus recherchés du répertoire. Le catalogue n'en propose pour l'instant qu'une scène.
1 scène
Par Alfred de Musset
Proverbe en trois actes et en prose, publié en 1834. Perdican revient au château de son père, docteur à dix-huit ans ; Camille en revient aussi, sortie du couvent, décidée à n'aimer personne. Ils s'aiment et refusent de le dire. Perdican courtise Rosette, une paysanne, pour rendre Camille jalouse ; Camille le laisse faire ; Rosette en meurt. La tirade de Perdican (« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux… ») est l'un des textes d'audition les plus demandés du répertoire romantique, pour hommes comme en travail de classe. C'est de la prose, mais une prose écrite pour la voix : longues phrases à conduire, retournement final à ne pas donner trop tôt.
1 scène
Par Jean Racine
Tragédie en cinq actes et en vers, créée en 1677. Phèdre aime Hippolyte, le fils de son mari Thésée. Elle se croit veuve, avoue, et Thésée revient. Elle laisse accuser Hippolyte à sa place ; Thésée appelle sur son fils la vengeance de Neptune, et l'obtient. La langue de Racine y atteint sa plus grande densité : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » suffit à raconter tout un amour en un vers. L'aveu à Œnone (acte I, scène 3) est l'un des monologues les plus demandés en audition pour les comédiennes. Attention à ce que vous cherchez : le catalogue ne propose pour l'instant que les scènes du premier acte.
5 scènes
Par William Shakespeare
Tragédie en cinq actes, créée vers 1597. À Vérone, deux familles se haïssent depuis si longtemps que personne ne sait plus pourquoi. Roméo Montaigu et Juliette Capulet se rencontrent, s'aiment et se marient en secret le lendemain ; une suite de hasards et de messages manqués les tue tous les deux en moins d'une semaine. C'est le texte étranger le plus joué en cours de théâtre francophone, la scène du balcon en tête. Le catalogue n'en propose pour l'instant qu'une scène, en traduction française.
1 scène
Par Victor Hugo
Drame en cinq actes et en vers, créé en 1838. Don Salluste, chassé de la cour, place son laquais Ruy Blas sous le nom d'un noble pour séduire la reine d'Espagne et la déshonorer. Ruy Blas devient premier ministre, aime la reine sincèrement, gouverne bien — puis don Salluste revient réclamer le prix de sa vengeance. « Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres ! », la tirade du conseil privé à l'acte III, est l'un des grands monologues d'indignation du répertoire, très demandé en audition. Le rôle mêle deux registres opposés dans la même bouche — le laquais et le ministre — ce qui en fait un excellent exercice de composition.
27 scènes