Scène
Acte V, Scène II
Par Jean Racine
Un festin de réconciliation vient d’être annoncé. Agrippine, persuadée d’avoir imposé cette paix, presse Britannicus de s’y rendre : on l’attend, l’empereur s’impatiente. Le prince prend congé de Junie, qu’il nomme sans qu’elle réponde, et promet de revenir.
Trois répliques d’apparence anodine, dont la salle connaît déjà l’issue. Le sens tient dans l’écart entre les mots et ce qui va suivre : « Dès que je le pourrai, je reviens sur vos traces. » Rien ne doit être appuyé, la scène ne fonctionne que jouée comme une simple politesse.
3 répliques en alexandrins, moins de cinq cents signes. Scène de liaison : elle vaut pour situer l’ouverture de l’acte V et l’ironie qui le porte, non comme passage à travailler seul. On la lit avec celle qui suit.
Chapitre : Acte V
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Prince, que tardez-vous ? partez en diligence. Néron impatient se plaint de votre absence. La joie et le plaisir de tous les conviés Attend, pour éclater, que vous vous embrassiez.
Ne faites point languir une si juste envie ; Allez. Et nous, madame, allons chez Octavie.
Allez, belle Junie ; et, d’un esprit content, Hâtez-vous d’embrasser ma sœur qui vous attend. Dès que je le pourrai, je reviens sur vos traces, Madame ; et de vos soins j’irai vous rendre grâces.