Scène
Acte II, Scène IV
Par Jean Racine
Néron vient d’ordonner à Junie de recevoir Britannicus froidement, sous peine de le perdre : un mot de trop, un regard, et le prince paiera. Narcisse annonce que celui-ci approche. L’empereur se retire — non sans rappeler à la jeune femme qu’il l’observera pendant l’entretien.
Quatre répliques, et pourtant l’articulation de l’acte tout entier : « Madame, en le voyant, songez que je vous voi » installe la surveillance qui rendra la scène suivante insoutenable. Tout tient dans la sortie de Néron, qui doit rester froide, et dans le silence de Junie, à qui il ne reste le temps que d’un cri.
4 répliques en alexandrins, moins de trois cents signes. C’est une scène de liaison : elle sert à comprendre l’enchaînement de l’acte II et à préparer l’entrevue surveillée, pas à être travaillée pour elle-même. On l’apprend avec la scène qu’elle amorce.
Chapitre : Acte II
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Britannicus, seigneur, demande la princesse ; Il approche.
Il approche. Qu’il vienne.
Il approche. Qu’il vienne. Ah ! seigneur !
Il approche. Qu’il vienne. Ah ! seigneur ! Je vous laisse. Sa fortune dépend de vous plus que de moi : Madame, en le voyant, songez que je vous voi.