Scène
Acte V, scène 2
Par Victor Hugo
Les invités prennent congé des mariés. Chacun y va de son compliment, on se réjouit bruyamment du bonheur des époux, on plaisante sur la nuit qui commence, puis les seigneurs saluent et se retirent par la porte et par l’escalier du fond. Hernani répond par quelques mots et souhaite à tous la garde de Dieu.
Ce très bref passage sert à vider le plateau. Son intérêt de jeu est presque uniquement rythmique : il faut que la fête sorte vite, que le bruit s’éloigne, et que le silence qui suit soit rendu sensible par contraste. Le comédien doit y montrer un homme pressé d’être seul, poli mais absent, déjà tourné vers ce qui va suivre.
8 répliques et moins de cinq cents caractères : c’est une scène de liaison, à ne pas travailler pour elle-même mais dans l’enchaînement avec ce qui précède et ce qui suit. Elle se mémorise en quelques minutes et sert surtout à régler les sorties dans un montage d’extraits.
Chapitre : Acte V
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Chers amis !
Chers amis !Ton bonheur fait le nôtre, excellence !
Saint Jacques, monseigneur ! C’est Vénus qu’il conduit !
D’honneur, on est heureux un pareil jour la nuit !
Qu’il va se passer là de gracieuses choses ! Être fée, et tout voir, feux éteints, portes closes, Serait-ce charmant ?
Serait-ce charmant ? Il est tard. Partons-nous ? (Tous vont saluer les mariés et sortent, les uns par la porte, les autres par l’escalier du fond.)
Dieu vous garde !
Dieu vous garde !Soyez heureux ! (Il sort.)