Scène
Acte III, Scène XVII
Par Molière
Argan a accepté de faire le mort, mais l’idée l’inquiète encore : n’y a-t-il pas quelque danger à contrefaire un cadavre ? Toinette le rassure d’un mot, l’étend dans la chaise et lui souffle de se bien tenir, sa femme arrivant.
Deux répliques, et pourtant un basculement. La question d’Argan est parfaitement sérieuse pour lui, ce qui dit tout du personnage. Et l’aparté de Toinette lui présente l’épreuve comme un moyen de confondre son frère, c’est-à-dire exactement l’inverse de ce qui va se passer. Il faut donc distinguer très nettement l’adresse haute et l’adresse basse.
2 répliques en prose, moins de 200 caractères : la plus brève du lot. Purement une liaison, faite pour installer la position d’Argan avant l’entrée de Béline. Aucun intérêt à l’apprendre seule, mais elle demande de la précision dès qu’on joue la séquence du faux mort en entier.
Chapitre : Acte III
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N’y a-t-il point quelque danger à contrefaire le mort ?
Non, non. Quel danger y auroit-il ? Étendez-vous là seulement. (Bas.) Il y aura plaisir à confondre votre frère. Voici madame. Tenez-vous bien.