Scène
Acte III, Scène XIII
Par Molière
Argan vient de voir coup sur coup la servante et le médecin, et n’en revient pas : s’il ne les avait aperçus tous les deux, il jurerait qu’il n’y en a qu’un seul. Il en prend son frère à témoin.
Béralde en rajoute, évoquant les choses surprenantes qu’il a lues sur ces ressemblances et les cas où tout le monde s’est trompé. Le plaisir tient à voir un homme raisonnable entretenir sciemment une illusion, jusqu’à ce qu’Argan conclue tout seul qu’il aurait juré que c’était la même personne. Aucun conflit, aucun enjeu : c’est une respiration entre deux passages plus fournis.
3 répliques en prose, moins de 300 caractères. Scène de liaison, à lire pour suivre la mécanique du déguisement plutôt qu’à monter seule. Elle rend service en cours pour montrer comment une comédie ménage ses temps morts et fait durer un effet avant de le relancer.
Chapitre : Acte III
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Si je ne les voyois tous deux, je croirois que ce n’est qu’un.
J’ai lu des choses surprenantes de ces sortes de ressemblances ; et nous en avons vu, de notre temps, où tout le monde s’est trompé.
Pour moi, j’aurois été trompé à celle-là ; et j’aurois juré que c’est la même personne.