Scène
Acte III, Scène I
Par Molière
Le divertissement offert par Béralde vient de s’achever. Il demande à son frère ce qu’il en a pensé, et voudrait enchaîner sur la conversation sérieuse qu’il repousse depuis la veille. Argan demande un moment et sort.
Rien ne s’y décide. Le seul point de jeu tient au bâton : en une réplique, Toinette rappelle à son maître qu’il ne saurait marcher sans lui, et il en convient sur-le-champ. Ce petit rien fixe l’allure physique du personnage pour tout l’acte, et prépare par contraste l’homme qui se lèvera d’un bond de sa chaise au dénouement.
6 répliques en prose, à peine plus de 300 caractères, dont aucune ne dépasse deux lignes. Scène de liaison sans autonomie : elle sert à situer l’ouverture du troisième acte et à raccorder le divertissement à la longue discussion entre les deux frères. Peu de raisons de la travailler seule, elle prend son sens dans l’enchaînement.
Chapitre : Acte III
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Hé bien ! mon frère, qu’en dites-vous ? Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse ?
Hom ! de bonne casse est bonne.
Oh çà ! voulez-vous que nous parlions un peu ensemble ?
Un peu de patience, mon frère : je vais revenir.
Tenez, monsieur, vous ne songez pas que vous ne sauriez marcher sans bâton.
Tu as raison.