Acte III, Scène I
Le divertissement offert par Béralde vient de s’achever. Il demande à son frère ce qu’il en a pensé, et voudrait enchaîner sur la conversation sérieuse qu’il repousse depuis la veille. Argan demande un moment et sort.
Rien ne s’y décide. Le seul point de jeu tient au bâton : en une réplique, Toinette rappelle à son maître qu’il ne saurait marcher sans lui, et il en convient sur-le-champ. Ce petit rien fixe l’allure physique du personnage pour tout l’acte, et prépare par contraste l’homme qui se lèvera d’un bond de sa chaise au dénouement.
6 répliques en prose, à peine plus de 300 caractères, dont aucune ne dépasse deux lignes. Scène de liaison sans autonomie : elle sert à situer l’ouverture du troisième acte et à raccorder le divertissement à la longue discussion entre les deux frères. Peu de raisons de la travailler seule, elle prend son sens dans l’enchaînement.
Télécharger la scène en PDF
Créer un compte gratuit pour téléchargerHé bien ! mon frère, qu’en dites-vous ? Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse ?
Hom ! de bonne casse est bonne.
Oh çà ! voulez-vous que nous parlions un peu ensemble ?
Un peu de patience, mon frère : je vais revenir.
Tenez, monsieur, vous ne songez pas que vous ne sauriez marcher sans bâton.
Tu as raison.