Scène
Acte II, Scène VIII
Par Molière
Angélique vient de sortir, refusant d’épouser Thomas Diafoirus. Argan lance son ultimatum : dans quatre jours, ce mariage ou le couvent. Béline s’en va aussitôt, prétextant une affaire en ville dont elle ne peut se dispenser.
Cinq répliques suffisent à verrouiller l’acte. Argan croit décider seul, alors que sa dernière phrase — passez chez votre notaire, qu’il expédie ce que vous savez — montre qu’il exécute ce que sa femme a préparé. Les adieux qui suivent, « mon petit ami », « ma mie », sont le ciment du couple et gagnent à être joués sans ironie ajoutée : c’est le spectateur qui doit faire le calcul, pas les acteurs.
5 répliques en prose, moins de 500 caractères. Scène de liaison : elle sert à situer la fin de l’acte et à mesurer l’emprise de Béline, pas à être travaillée pour elle-même. À prendre en enchaînement avec ce qui précède ou avec la dénonciation qui suit.
Chapitre : Acte II
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Écoute. Il n’y a point de milieu à cela : choisis d’épouser dans quatre jours ou monsieur, ou un couvent. (À Béline.) Ne vous mettez pas en peine : je la rangerai bien.
Je suis fâchée de vous quitter, mon fils ; mais j’ai une affaire en ville, dont je ne puis me dispenser. Je reviendrai bientôt.
Allez, m’amour ; et passez chez votre notaire, afin qu’il expédie ce que vous savez.
Adieu, mon petit ami.
Adieu, ma mie.