Scène
Acte IV, Scène VI
Par Jean Racine
Pyrrhus sort de son explication avec Hermione. Phœnix, qui a tout entendu, l’avertit : une amante en fureur, soutenue par les Grecs et par un Oreste qui l’aime encore, n’est pas à négliger. Le roi ne retient rien de l’avertissement.
Trois répliques, et une seule réponse : « Andromaque m’attend. Phœnix, garde son fils. » L’aveuglement de Pyrrhus tient tout entier dans le fait de ne relever que ce qui touche l’enfant. Le passage fonctionne comme un signal donné au spectateur juste avant l’acte V ; il n’y a rien à développer, seulement à le laisser passer sans appuyer.
3 répliques, moins de trois cents signes : scène de liaison. Elle sert à situer la fin de l’acte IV et l’imminence du meurtre, et ne se travaille qu’avec les scènes qui l’entourent. Elle n’a pas d’intérêt comme passage isolé, que ce soit en audition ou à l’oral.
Chapitre : Acte IV
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Seigneur, vous entendez : gardez de négliger Une amante en fureur qui cherche à se venger. Elle n’est en ces lieux que trop bien appuyée ; La querelle des Grecs à la sienne est liée ; Oreste l’aime encore ;
et peut-être à ce prix…
Andromaque m’attend. Phœnix, garde son fils.