Scène
Acte III, Scène VIII
Par Molière
Nérine, la nourrice qui a élevé la fille de Géronte, retrouve enfin son maître et l’appelle du nom qu’il portait à Tarente, Pandolphe. Argante assiste à la scène. La nourrice avoue avoir marié la jeune fille faute de retrouver le père — à un certain Octave, fils du seigneur Argante.
C’est la reconnaissance qui dénoue l’intrigue d’Octave. Tout tient à l’ordre des informations et à la vitesse : Nérine ne mesure pas ce qu’elle est en train de révéler, et les deux pères comprennent avant elle. Les répliques sont courtes, l’effet vient de l’enchaînement, et la moindre pause explicative casse la mécanique. Géronte doit encaisser sans commenter.
16 répliques en prose, quatre personnages, la moitié du texte pour Nérine. Rien de difficile à retenir, sinon la série de questions et de réponses d’un mot au milieu de la scène. Utile en cours pour aborder la reconnaissance comme procédé ; peu de matière pour un travail d’acteur isolé.
Chapitre : Acte III
Choisis ton rôle pour lancer le mode flashcard :
Ah ! te voilà, nourrice ?
Ah ! seigneur Pandolphe, que…
Appelle-moi Géronte, et ne te sers plus de ce nom. Les raisons ont cessé qui m’avaient obligé à le prendre parmi vous à Tarente.
Las ! que ce changement de nom nous a causé de troubles et d’inquiétudes dans les soins que nous avons pris de vous venir chercher ici !
Où est ma fille, et sa mère ?
Votre fille, Monsieur, n’est pas loin d’ici, mais, avant que de vous la faire voir, il faut que je vous demande pardon de l’avoir mariée, dans l’abandonnement où, faute de vous rencontrer, je me suis trouvée avec elle.
Ma fille mariée ?
Oui, Monsieur.
Et avec qui ?
Avec un jeune homme nommé Octave, fils d’un certain seigneur Argante.
Ô ciel !
Quelle rencontre !
Mène-nous, mène-nous promptement où elle est.
Vous n’avez qu’à entrer dans ce logis.
Passe devant. Suivez-moi, suivez-moi, seigneur Argante.
Voilà une aventure qui est tout à fait surprenante.