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Tirades et monologues de femme pour préparer une audition
16 juillet 2026
Une bonne partie des grandes répliques féminines du répertoire classique ne sont pas des monologues au sens strict : elles sont écrites en scène à deux, avec un partenaire qui relance. Pour une audition, ça reste exploitable : on garde la tirade, on coupe les répliques de l’autre personnage, ou on les fait lire à quelqu’un hors scène.
Les 4 textes ci-dessous sont extraits de pièces du domaine public, texte intégral accessible sans compte, avec le mode flashcard pour les apprendre.
Phèdre à Œnone — Phèdre, Racine (Acte I, scène 3)
La déclaration de Phèdre à sa nourrice, « Ariane, ma sœur, de quel amour blessée… ». Le texte le plus demandé en audition féminine classique. Écrit en scène à deux, mais la tirade de Phèdre tient largement seule une fois les relances d’Œnone retirées.
Agrippine à Albine — Britannicus, Racine (Acte I, scène 1)
La scène d’exposition de la pièce. Agrippine expose sa défiance envers Néron. Bon texte d’entrée dans le rôle.
Junie à Néron — Britannicus, Racine (Acte II, scène 3)
Junie affronte Néron qui la retient de force. Registre plus jeune, plus vulnérable que les tirades d’Agrippine — utile pour une comédienne qui veut éviter le cliché de la matrone tragique.
Albine — Britannicus, Racine (Acte V, scène dernière)
Le récit final d’Albine. Moins connu, bon choix pour sortir des textes les plus rebattus en audition.
Comment travailler ces tirades
Une tirade tirée d’une scène à deux se prépare comme un texte solo : on isole la partie du personnage, on repère les endroits où l’on peut couper les relances, et on la porte du début à la fin. La méthode flashcard — masquer chaque réplique et la retrouver de mémoire — s’applique directement : tu peux tester n’importe laquelle de ces tirades en mode flashcard, gratuitement et sans compte.
Crée un compte gratuit pour sauvegarder ta progression sur le texte que tu choisis de travailler.